Retour au menu. La vraie valeur des choses.



Il n’y a qu'une chose qui peut être cotée par une valeur monétaire : l'humain.

La valeur humaine : Nous devons estimer la valeur humaine sur l’action * elle-même appréciée sur les compétences reconnues de l’exécuteur de cette action (cette action est unanimement cotée), et sur le retour de l’action apprécié par le bénéficiaire de celle-ci (le bénéficiaire tire satisfaction de l'action).
Ceci est certes très subjectif mais des critères précis peuvent être définis (niveau d'étude, expérience, compétence, rareté du professionnel dans un domaine donné, etc. ). L'action humaine vaut par ce qu'elle apporte en retour à celui qui l'a sollicitée. (Le retour est-il pleinement satisfaisant par sa qualité, sa rapidité, sa réponse à une nécessité ?)
(*) Ce que j'appelle ici "action" est une participation dans un acte bilatéral humain, c'est à dire une prestation quelconque fournie sous forme d'objet, de servive ou autre. A ne pas confondre bien sûr avec l'"action cotée d'une société".

Prenons quelques autres valeurs qu'on a l'habitude de coter :

L’énergie : Toute matière première et produit manufacturé ont pour origine de l’énergie qui a été utilisée à l'extraction et à la transformation et de ce fait possède un équivalent-énergie. La rareté d’une matière première, par exemple, n’intervient pas dans son équivalent-énergie. Seuls l’énergie utilisée pour l’extraire et la façonner compte dans ce domaine (voir "la matière précieuse" plus loin). Mais l'énergie ne fait rien toute seule. Il lui faut l'humain pour l'utiliser. C'est donc dans la compétence de l'humain que se situe le coût de l'énergie. Une énergie produite (ou extraite) plus facilement vaudra moins, à l'inverse, une énergie disponible avec une intervention humaine plus importante sera plus chère. Nous décelons déjà un déséquilibre. Il y aura un coût différent entre celui qui dispose d'une énergie facile à exploiter et celui qui a plus de difficultés pour le faire, cette différence étant due, par exemple, à la possession d'une certaine forme d'énergie ou d'une autre sur son territoire (pétrole, éolien, soleil, etc). Nous avons affaire ici au favoritisme par le territoire.

La matiére première : Comme nous venons de le voir, une matière première est le résultat d'une extraction, et éventuellement d'une transformation. Elle est soumise à un coût énergétique auquel s'ajoute les frais annexes : les machines, les services. Le coût final d'une matière est alors la somme de tout ces coûts qui sont tous, comme nous le verrons au cours de cet exposé, des coûts humains. Une matière première non encore manipulée n'a aucune valeur en elle-même, elle acquiert un coût dès que l'humain intervient.

L’objet manufacturé : Tout objet manufacturé doit être coté à partir de l’énergie qui a été nécessaire à sa fabrication, des matières premières et des services annexes, donc une valeur humaine.
Par exemple, un téléviseur est composé d’une succession des valeurs humaine de tous les acteurs de sa fabrication (y compris le bénéfice de l'entreprise) plus les coûts des matières. Sont inclus les outils nécessaires à la fabrication, le transport, le conditionnement, les services, etc.

Le service : Un service est composé de la valeur humaine de l’individu qui rend ce service (jugée sur le service rendu) plus les coûts de ses outils et de ses charges (autres services inclus).
Une banque se rémunère sur les prêts qu'elle accorde afin de payer ses outils et les prestations des employés qui œuvrent à ce prêt.

Les prestations artistiques : Il n'y a dans ce cas aucune fourniture de matériel, ni de service rendu, cependant, l'apport est dans le plaisir que fournit l'artiste au spectateur, et cela a un coût humain.
Par exemple, un chanteur gagne en fonction du retour qu’il attend de la prestation qu’il offre (valeur humaine due à sa notoriété) et des charges et dépenses diverses qu’il assume (matériel de sono, musiciens, impôts, etc. )

L’impôt : L’impôt est le coût d’un service rendu par l’état.

Bref : Tout prix n'est constitué que de coûts de main d'œuvre.



Les déviations de cette vraie valeur.


La matière précieuse : Son prix est le coût énergétique (coût humain) de son extraction. En toute logique, la matière précieuse ne devrait pas avoir un prix dépassant cette base. En réalité, l’aspiration de posséder ce qui est rare (et plus généralement beau ou absolument nécessaire. . . ) fait que l’acheteur est prêt à accepter un prix beaucoup plus élevé. Son désir fait que l’offre tire la demande vers le haut (voir l’offre et la demande plus loin).

L’action (titre de propriété) : La valeur d’une action est basée sur la valeur de l’entreprise qu’elle représente puisque c’est un prêt (voir "le prêt" plus loin) que l’actionnaire consent à l’entreprise pour que celle-ci fonctionne.
L’action génère deux sortes de profit supplémentaires :
- le dividende qui est la rémunération du possesseur de l’action en fonction des bénéfices de l’entreprise.
- la plus value qui n’a qu'une valeur non fondée *, et qui est le résultat de la spéculation.
(*) car non basée sur les critères prévus à cet effet (niveau d'étude, expérience, compétence, rareté du professionnel dans un domaine donné, etc. ), ce n'est ni une énergie, ni un objet, ni un service.

La spéculation : (= observation, prévision, conjecture. ) La spéculation est basée, d'une part, sur la persuasion d’un acheteur potentiel de l’action que celle-ci va générer un meilleur dividende et impose au client un prix plus élevé que la valeur nominale (libre au client d’accepter ou non ce surcoût). D'autre part, la persuasion se fait sur la possibilité d’une revente avantageuse due à ce même phénomène évolutif. Il s'ensuit une divergence à la hausse (comme à la baisse) de la valeur de l’action. C’est donc un abus de l’estimation de la valeur de l’action qui n’est alors plus fonction de la valeur de l’entreprise mais fonction de l’espoir de gains futurs sur la revente de cette action.
D’une manière générale, les produits financiers censés rapporter un bénéfice important sont basés sur la spéculation et, le bénéfice tiré n’a aucune contre-partie en valeur humaine. Seule une valeur humaine infondée (soumise à l’appât du gain) ne produit qu’un déplacement d’argent sans création de quoi que ce soit d'utile (service, objet manufacturé, énergie, etc. ). Cela produit autant de perte que de gain. Ceux (généralement peu nombreux) qui gagnent sur ces spéculations le font au détriment d’autres (beaucoup plus abondants) qui perdent, au total, la même somme. C’est donc un vol commis par certains grâce à la crédulité des autres (voir "l’offre et la demande" plus loin).

Le prêt : Il faut noter qu’un prêt n’est pas abusif puisque c’est un service rendu à quelqu’un qui en a le besoin et qui rétribue normalement le prêteur pour ses frais (service) par ce qu'on appelle l'intérêt. Cependant le mouvement d’argent d'un prêt en nouvel emprunt et d’un emprunt en nouveau prêt le devient. C’est un cercle vicieux qui conduit à la faillite de certains et à l’enrichissement d’autres. Cela génère un flux d’argent sans qu’il y ait création d’objet ou de service en contrepartie des bénéfices tirés, cela devient de la spéculation.

L’offre et la demande : C’est une loi déterminée par la concurrence. Cette loi n’existe pas sur un marché captif où un seul des deux partenaire du marché – généralement le vendeur – peut imposer son prix. Sur le marché concurrentiel, le prix s’équilibre à une valeur qui satisfait les deux parties du marché, et tous les produits (ou services) concurrencés s’alignent sur ce même prix. L’équilibre se fait à l’intersection du désir pour le vendeur d’augmenter son prix et du besoin pour l’acheteur de le faire diminuer.
L’incitation à la baisse est déterminée pour un concurrent au marché par la menace de ne pas obtenir ce marché. Le prix issu de cet équilibre n’a pas de relation avec le coût de base (valeur humaine), mais il n'en est pas obligatoirement plus élevé. C'est, là encore, la valeur humaine qui en bénéficie, mais cela peut faire partie des critères qui la détermine s'ils sont consentis de part et d'autre de la négociation.
Il faut noter que cette loi est souvent biaisée par des accords entre les vendeurs d’un même produit (ou service). Ces accords ont pour but d'augmenter artificiellement le point d’équilibre de la loi de l’offre et de la demande.
Il faut aussi remarquer que – contrairement au souhait du « néo-libéralisme financier des années 1970» - cette loi ne s’applique que très mal aux marchés financiers car l’achat ne se fait pas dans un besoin de possession en vue d'une "consommation" mais dans un objectif de spéculation. D’une part, il n’y a pas (ou peu) de concurrence, et d’autre part, le coût du produit financier est évalué par une projection de l’évolution de ce coût dans l’avenir selon des critères incertains (spéculatifs). L’équilibre entre l’offre et la demande peut alors ne pas se faire si la perspective de gain dû à la spéculation évaluée est trop grande. Il y a alors divergence, avec des gains énormes pour les uns accompagnés de pertes tout aussi grandes pour les autres (crise).

Remarquons que dans cette loi de l'offre et de la demande, c'est le vendeur qui fait(*) baisser le prix et l'acheteur qui le fait(*) monter car le premier part de "haut", le second part de "bas" et leur objectif est de converger vers une valeur commune.
(*) ...qui accepte de...


Conclusion : Ainsi, dans chaque coût que possède un produit (produit financier, produit manufacturé, service, etc.) nous ne trouvons qu'une somme de valeurs humaines (populairement, l'argent va dans la poche de quelqu'un). Donc si un coût paraît abusif, c'est qu'un des coûts humain est en disproportion avec la juste évaluation de ce que ce quelqu'un pouvait attendre de sa prestation dans la chaîne de production du produit. Il suffit de trouver ce quelqu'un pour le pointer du doigt et faire en sorte qu'il cesse son abus.
Cependant, le prix réel d'une marchandise ou d'un service n'est que très rarement son "juste prix", car le coût est justement une valeur humaine. La vénalité des partenaires d'un marché, quel qu'il soit, fait diverger ce prix à des valeurs abusives (à la hausse ou à la baisse *) au profit de ceux qui ont le pouvoir de faire cet abus et au détriment de ceux qui sont obligés de le subir par besoin ou nécessité.
(*) La baisse a pour conséquence la disparition du marché par la faillite du partenaire lésé.


Jacky Lebrun, avril 2012, révisé en novembre 2012

Retour au menu.

haut de la page Donnez votre avis sur cette page
(votre commentaire sera vu par tout le monde)
Ce forum est accessible à tous sans inscription.

Écrivez sans vous préoccuper des retours ligne sauf s'ils sont voulus.
Vous pouvez écrire autant de lignes que vous le voulez,
insérer des balises html (pour modifier la police du texte par ex.).

N'utilisez pas les guillements doubles anglais (") qui tronquent le texte, utilisez deux guillemets simples (') à la place.

VOUS POUVEZ :
aussi bien sur le site que sur un article ou un objet autre:
- critiquer,
- faire des éloges,
- donner votre avis,
- poser une question,
- répondre à une question, etc.

VOUS NE POUVEZ PAS :
- être mal poli ou malveillant envers autrui,
- parler de sujets polémiques (politique, religion...),
- écrire dans un mauvais français,
- faire de la pub,
- inclure des images.

Merci de respecter ces règles de bienséance (sinon votre texte serait éliminé)

Jacky Lebrun, administrateur.
Votre prénom ou pseudo
Article (de ce site) ou objet (général) sur lequel porte vos commentaires
Votre texte
Cliquez sur pour soumettre votre message.

fin du forum Le Forum (du + ancien au + récent)
**********************************************************************************************
"antinuk" a écrit le 23-02-2015 18:38:25 au sujet de l'article "cerisiers"

Ouaip ! La griotte est grillée !
**********************************************************************************************
"jacky" a écrit le 26-02-2015 11:21:59 au sujet de l'article "ça m'énerve"

Les panneaux "bébé à bord".
En quoi suis-je concerné quand je vois une voiture portant ce panonceau ? Dois-je faire en sorte de ne pas lui rentrer dedans, de ne pas lui faire une queue de poisson, de ne pas la serrer contre le trottoir ? Je le fais déjà en l'absence de ce panneau, comme tout le monde.
Le panonceau devrait plutôt se trouver devant les yeux du conducteur de la voiture où se trouve le bébé, c'est à lui de faire attention à sa conduite !
**********************************************************************************************
"Bernard" a écrit le 25-03-2016 17:20:04 au sujet de l'article "formidable coup de chance"

Tout n'est qu'une question de point de vue. Saura-t-on la vérité un jour ?
**********************************************************************************************
"Jacky" a écrit le 31-03-2016 18:42:30 au sujet de l'article "commerçants"

Je viens d'apprendre qu'à terme, les pièces de 1 et 2 centimes vont disparaître, ces prix vont-ils rester tels quels ? Oui, sûrement, car les gens payent en majorité par chèque et carte bancaire. Et puis, le commerçant fera peut-être cadeau de 4 centimes sur le rendu de monnaie pour les paiements en espèce en arrondissant à X,95. Beau cadeau !
**********************************************************************************************
"Anabelly" a écrit le 24-01-2017 20:00:07 au sujet de l'article "je veux gagner des sous"

je me suis déjà fait prendre, ça ne recommencera pas
**********************************************************************************************
"balain21" a écrit le 24-03-2017 14:48:44 au sujet de l'article "la vie"

la vie serait inéluctable, la mort aussi alors !
**********************************************************************************************
"Jacky" a écrit le 25-03-2017 22:58:06 au sujet de l'article "la vie"

La mort fait partie de la vie.
Il y a de quoi réfléchir sur l'immortalité. Est-elle possible, souhaitable ?... Quels seraient les problèmes conséquents (surpopulation, etc.)
**********************************************************************************************
"savon noir" a écrit le 25-03-2017 10:14:59 au sujet de l'article "si la matiere n'existait pas ?"

Ce qui démontre que beaucoup n'ont rien dans la tête, ou peut-être que de la matière noire.
**********************************************************************************************
"Michel ton cadet" a écrit le 29-06-2017 11:00:09 au sujet de l'article "casse-tete"

1- Il existe la même
**********************************************************************************************
"Michel ton cadet" a écrit le 29-06-2017 11:10:21 au sujet de l'article "Le Forum"

1- Comment fait-on pour lire les articles des autres auteurs du forum ?
2- dans la rubrique
**********************************************************************************************
"Michel ton cadet" a écrit le 29-06-2017 11:37:46 au sujet de l'article "franglais"

J'adhère totalement !
Le développement du franglais est dû principalement à ces animateurs radio/télé snobs et à tous les autres (snobs) qui font croire ainsi qu'ils
**********************************************************************************************
"Michel ton cadet" a écrit le 29-06-2017 11:45:56 au sujet de l'article "les religions"

Y'a rien ni à ajouter ni à jeter dans ce qui précède.
C'est
**********************************************************************************************
"Michel ton cadet" a écrit le 29-06-2017 12:01:14 au sujet de l'article "commerçants"

Oui d'accord la dessus… mais le mot
**********************************************************************************************
"Michel ton cadet" a écrit le 29-06-2017 12:26:40 au sujet de l'article "quoi de neuf"

Complotisme ou conspirationnisme.
Ma réflexion sur ce que tu en dis dans la rubrique

debut du forum